Les exportations du miel, le débat.

Faut il exporter le miel Polynésien ?

Voilà une question qui fait débat depuis un certain temps chez les apiculteurs. Poser la question, est en soi légitime. Car, force est de constater que la filière à d’ores et déjà honoré son contrat visant à compenser l’arrêt des importations de miel de 2012, par une production locale satisfaisant les besoins de tous.

Les sceptiques avancent pour argument que la production locale serait juste suffisante à pourvoir nos besoins polynésiens. Et d’ajouter que, compte tenu des prix du miel observés sur notre marché, l’intérêt purement commercial perdrait en attrait.

Les pro-exportations, soulignent quant à eux, que l’attrait des exportations ne présente pas de risque pour la fourniture du consommateur local. En effet, il s’agirait de toucher des marchés de niches, celui des miels rares, ayant une histoire à raconter, comme ces cafés nobles du Costa Rica, ces thés rares de Ceylan et autres Vanilles de Tahiti…

Il s’agit pour l’apiculteur, davantage d’une reconnaissance de la valeur de son travail et de la qualité de son miel comme de son terroir, bien plus que d’entrevoir les dorures de la richesse. Le miel de Tahiti porte son mana, celui des Marquises la puissance de sa nature, celui des Tuamotu la force des ses embruns, et tous nos archipels transpirent la richesse de ce magnifique territoire que ne font qu’exhauster quelques bergers des abeilles.

Apis Porinetia s’est engagé dans cette voie et soutien ce projet autant qu’il le conduit auprès des autorités du Pays. Il faut convaincre les sceptiques, mais le Pays réalise qu’il ne peut se priver du moindre moyen de produire , d’exporter et faire vivre son activité agricole, ses agriculteurs et leurs familles.

D’ores et déjà, nous avons reçu des personnels de la Direction de la biosécurité, afin de faire les premiers diagnostics de nos mielleries, passage obligé pour accéder au marché européen. Des planifications sont en cours pour vérifier ces mises en conformités auprès des adhérents en ayant fait la demande. Des analyses toxicologiques ont été conduites également, sur des prélèvement de nos miels. Les résultats ne révèlent aucun coumaphos, métaux lourds et autres pesticides selon l’ANSES ( Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation). Avec l’aide du CFPPA, des formations sur l’hygiène des mielleries ont été proposées par le Cairap contribuant à valoriser ces démarches. La procédure est démarrée, elles est longue, trop à notre goût, mais l’essentiel est d’avancer.

C’est également un argument que nous avançons pour conforter ces démarches. En effet, serait il responsable d’attendre la saturation de notre marché, pour commencer à envisager de nouvelles solutions commerciales à proposer aux apiculteurs ?

Raisonnablement, non. D’ailleurs, les actuelles tractations avec la CCISM démontrent de plus en plus que les perspectives de pouvoir s’organiser mieux, en établissant des ponts entre le marché européen et la Polynésie française sont une priorité du Pays.

Apis Porinetia soutient les apiculteurs qui souhaitent se lancer dans ces démarches, et les accompagne dans leurs formalités, avec leurs partenaires de la DAG, DBS et CAPL. Nous devons regarder devant pour préparer l’apiculture de demain, et nous remercions nos soutiens pour leur confiance.

3 pensées sur “Les exportations du miel, le débat.”

  1. Merci l’ami, oui en effet, il nous faut avancer sur ce dossier et faire connaitre nos saveurs au monde…;)

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